
Une crise invisible… mais résolue
Il y a quelques décennies, peu de gens avaient entendu parler de la couche d’ozone. Pourtant, dans les années 1980, les scientifiques ont lancé l’alerte : ce filtre naturel, qui nous protège des rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil, était en train de s’appauvrir rapidement, notamment au-dessus de l’Antarctique.
La principale cause ? Les CFC (chlorofluorocarbures), présents dans les aérosols, les climatiseurs, les réfrigérateurs… Ces gaz, une fois dans l’atmosphère, détruisaient l’ozone à une vitesse alarmante.
Le protocole de Montréal : une mobilisation exemplaire
En 1987, le protocole de Montréal a marqué un tournant : 24 pays (aujourd’hui 198) s’accordent pour éliminer progressivement les substances appauvrissant la couche d’ozone. C’est le premier accord environnemental à avoir été universellement ratifié.
Grâce à cette action coordonnée, le trou dans la couche d’ozone diminue régulièrement. Selon l’ONU, la couche d’ozone pourrait retrouver son niveau de 1980 d’ici 2040, et même un peu plus tard au-dessus des pôles.
Pourquoi ce sujet reste d’actualité
La couche d’ozone est un exemple rare de crise environnementale surmontée avec succès. C’est aussi un rappel précieux : il est possible d’agir à grande échelle, lorsque les enjeux sont compris et que les efforts sont coordonnés.
En 2024, l’ONU a confirmé que les mesures prises dans le cadre du protocole de Montréal ont aussi eu un impact positif sur la lutte contre le réchauffement climatique, car certains gaz visés sont aussi de puissants gaz à effet de serre.
Et la logistique dans tout ça ?

Même si la logistique n’est pas directement liée à l’ozone, ce succès nous rappelle que des secteurs entiers peuvent évoluer vers des pratiques plus durables. Aujourd’hui, les acteurs de la logistique et du transport s’engagent pour :
- Réduire leur empreinte carbone
- Utiliser des véhicules électriques ou moins polluants
- Optimiser les tournées de livraison pour limiter les trajets inutiles
- Réfléchir à des solutions plus locales, plus propres, plus efficaces
En résumé
La Journée internationale de la protection de la couche d’ozone (16 septembre) n’est pas seulement une date symbolique. C’est un rappel : face aux grands défis environnementaux, il est possible d’agir, de s’adapter, et de faire mieux.